Vendredi 17 octobre 2008 5 17 /10 /Oct /2008 17:26

Cécile Carton ASJ 2008-2009 Revue de Presse – 07/10/08

                                                                                                                                                        

 

 LES FRANÇAIS DANS LA LIGNE DE MIRE DE LA CRISE

Le séisme a traversé l’Atlantique et atteint l’Hexagone. Le peuple français s'alarme de cet effet domino et en craint les conséquences.

                                                             

La guillotine est en marche et les têtes tombent. De faillites bancaires en dégringolades boursières, le jeu de massacre de la crise économique décapite jusqu'aux plus puissants. Cette révolution inquiète fortement, non seulement le gouvernement, mais aussi la population française.

« 80% des Français anticipent une crise grave » titre le Figaro du 18 septembre. « Ils n'étaient que 55% à en faire autant en janvier dernier » souligne plus loin ce même journal, utilisant des chiffres tirés du sondage OpinionWay-Le Figaro des 17 et 18 septembre. Il est vrai que la situation a énormément évolué ces derniers mois et que l’on mesure mieux aujourd’hui l’impact du ralentissement sur l’économie française. Il y a encore quelques temps, les Français se sentaient en dehors du terrain de jeu qui semblait se limiter aux Etats-Unis. Mais la frontière de l’Atlantique n’est pas grand-chose pour un tel ouragan, et voici la crise américaine qui débarque dans l’Hexagone comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. L’inquiétude traverse toutes les couches de la société. « On ne note plus aujourd’hui de différence nette d’appréciation selon les sensibilités politiques ou les catégories socioprofessionnelles », remarque Le Figaro du 18 septembre. Mais sur le plan social, la crise est sélective. Inflation des prix des produits alimentaires et du carburant, chômage en hausse, restrictions sur le crédit, « la crise creuse toutes les inégalités », selon L’Expansion du 1er octobre. Les foyers les plus touchés seraient, toujours d’après L’Expansion, « les ouvriers d’origine étrangère, les familles monoparentales, les travailleurs précaires et les retraités.[…] La chute de [leur] pouvoir d’achat pourrait atteindre jusqu’à 35%. L’érosion serait trois fois moins importante, proportionnellement, pour les cadres supérieurs. »

Le coffre-fort remplace le bas de laine

A Toulon, Nicolas Sarkozy a « dressé un état des lieux alarmiste de l’économie mondiale et des conséquences de cette crise en France », d’après Le Parisien du 25 septembre. Il se veut néanmoins rassurant : il a ainsi «fait la promesse de garantir le système financier français ».  Mais les particuliers croient de moins en moins en la capacité du gouvernement à les protéger. « Cette opinion est largement partagée sans réel clivage politique » souligne Le Figaro du 18 septembre. Beaucoup préfèrent être prudents et retirent quelques économies de leur banque pour les conserver chez eux. Le coffre-fort devient une tendance en forte hausse. Le retour du bas de laine sous le matelas ?



Cécile Carton ASJ 2008-2009

Article d’après une dépêche AFP du 10 octobre 08

                                                                                             

 

 

Le mariage « à la française » séduit les jeunes chinois

 

Quarante jeunes couples sont venus de Chine pour confirmer leur union à Tours. Ils sont passés devant le maire lors de la quatrième édition des « noces romantiques ».

 

 

 Le rêve est devenu réalité. Séance de maquillage et de coiffure dans un salon, suivie d’une cérémonie dans un décor ancien, fauteuils de velours rouge, lustres en cristal et grandes peintures aux murs. Après s’être officiellement mariés en Chine, quarante jeunes couples originaires des villes de Tianjin et de Shanghai ont renouvelé leurs vœux à Tours. Ils ont ainsi pu vivre des « noces romantiques » en France. « Après avoir vu à la télévision, tout jeune, un film qui parlait du romantisme français et de Paris, j’ai toujours eu envie de connaître la France. De vivre un tel moment », s’exalte en anglais Jin Zhu Li, 27 ans. « Cette cérémonie, très différente de celle en Chine, est très émouvante » explique Ya Kin Li, 23 ans.  Les jeunes mariés se sont donc dit oui devant Jean Germain, maire de Tours, avant de partir pour neuf jours de lune de miel. Au programme, visite d’une cave viticole à Vouvray, promenade au château de Villandry, le tout couronné par un voyage à Paris, en Suisse et en Italie. Ces jeunes gens, fonctionnaires, enseignants, médecins, ingénieurs, au salaire mensuel de 300 euros, ont du économiser pour réaliser leur rêve. Chaque couple a payé un peu plus de 3000 euros pour ce voyage de noces. L’évènement est orchestré par le bureau des relations France Chine de Tours, en lien avec des organisations chinoises, dont l’agence de voyage des jeunes de Tianjin et de Shanghai. Il s’agit de la quatrième édition des « noces romantiques » organisée par la ville de Tours. La première remonte à mai 2007. Depuis, 140 couples chinois ont célébré leur union en Touraine.  



Cécile Carton ASJ 2008-2009

 

                                                                                                                                                        

 

SCIENCES

 

PANNE DE L’ACCELERATEUR DE PARTICULES

L’exploration des secrets de la matière est repoussée au printemps prochain.

 

                       

Le mystère du Big-bang va devoir attendre. L’organisation européenne de recherche nucléaire (Cern) a annoncé que le Grand collisionneur de hadrons (LCH) ne pourra fonctionner avant le printemps. En effet, moins de quarante-huit heures après la mise en marche de l’anneau géant qui doit recréer les conditions de création de l’univers, un transformateur électrique est tombé en panne. Mineur, le problème est résolu en quelques jours, mais au lendemain de sa réparation, une fuite d’hélium -le gaz permettant de refroidir le circuit- contraint de nouveau à l’arrêt l’accélérateur de particules, cette fois pour plusieurs mois. Un tel délai s’explique par la nécessité de ramener le circuit à température ambiante pour pouvoir identifier l’origine de la fuite, mais aussi par la trêve obligatoire durant la période hivernale. L’inauguration du LCH est toutefois maintenue au 21 octobre à Genève, en présence des chefs d’Etat et de gouvernement européens.

 

Un travail de titan

Au vu de la complexité du projet, personne ne s’attendait à ce qu’il fonctionne dès le premier essai. Le Grand collisionneur de hadrons doit faire se percuter des protons pour recréer pendant une fraction de microsecondes les conditions du Big-bang. Le plus puissant accélérateur de particule du monde est un énorme anneau de 27 kilomètres de circonférence , enfoui à 100 mètres sous terre. Ce projet fou remonte à 1983, les travaux ont mobilisés des milliers de physiciens et d’ingénieurs pendant plus de dix ans, et ont coûté près de 3,76 milliards d’euros. C’est un vrai travail de titan. Une panne si prêt du but est forcément frustrante pour les scientifiques. Mais le secret de l’univers se fait désirer depuis des milliards d’années, on saura bien attendre encore un peu pour en savoir plus!



 

Par Cilou
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Vendredi 17 octobre 2008 5 17 /10 /Oct /2008 17:15

Cécile Carton ASJ 2008-2009

Récit  - 17 octobre 08

                                                                                                                                            

Humeur cyclique

Ou comment, parfois, la vie vous met des bâtons dans les  roues.

 

Tout a commencé par une panne d’ascenseur. Un ascenseur normal, ni plus glauque, ni plus agréable qu’un autre, à peine plus grand que la cabine d’essayage d’un magasin, mais sans miroir ni musique. Un tout petit réduit enduit de peinture jaune, au sol recouvert de plastique noir décollé dans les coins, et qui, comme tous les ascenseurs, change d’odeur à chaque passager. Cet ascenseur, donc, est resté bloqué un matin entre le 3e et le 2 e étage d’un immeuble. Evidemment, il a fallu que ce soit au moment exact où je m’y trouvais. Fatalement, c’était aussi le seul jour où je m’étais réveillée en retard et où il m’aurait fallu courir attraper mon bus. Déjà, à 8h30 ce matin-là, la journée s’annonçait mal. La suite des évènements n’a pas donné tort à cette intuition première qui m’avait saisie au réveil. Il y a des jours comme ça, dit-on, où l’on ferait mieux de rester couché. L’ascenseur n’était qu’un signe. Car la véritable catastrophe eut lieu plus tard, dans la nuit.

 Après une longue journée de travail, j’étais allée boire un verre avec des amis. Occupation sympathique et méritée, mais qui m’avait imposé un effort difficile : prendre mon vélo. Or, mon vélo est vieux. Très vieux. Pour préciser, j’oserais même dire : déglingué. C’est une bécane deuxième génération, une monture datant du début des années 80, un fidèle destrier qui a bien vécu et bien servi. D’aucuns diront que les quelques bières bues plus tôt dans la soirée sont pour quelque chose dans ce qui se passa par la suite. Ce à quoi je rétorque sans hésiter que l’alcool n’est pas responsable de l’humeur cyclique de ma bicyclette, qui ce soir-là avait décidé de ne pas me ramener chez moi. Pourtant, le trajet avait bien commencé : je pédalais tranquillement, le nez au vent, profitant de la promenade nocturne et des jolis éclairages de la ville. Soudain, mon vélo pile net, accompagné d’un bruit strident. Je manque passer par-dessus le guidon, surprise par la violence de l’arrêt. Je descends prestement de ma bicyclette pour constater les dégâts. Horreur ! Mon sac, pris dans les rayons de la roue avant, est déchiré, mes affaires étalées par terre, mes écouteurs de baladeur sont en milles morceaux. Et, pour couronner le tout, le vélo a déraillé. C’est là que je me dis : j’aurais du écouter mon père quand il m’a appris à réparer un vélo ! Je suis loin d’être une cycliste chevronnée. Je ramasse mes affaires rapidement et me dirige vers un petit groupe de personnes pour demander de l’aide. Avec obligeance, trois gentlemen réparent mon vélo et je repars, ragaillardie.

Quelle ne fut pas ma stupeur quand mon fidèle vélo ose remettre ça cent mètres plus loin ! Tout d’un coup, il refuse d’avancer. Il est pire qu’un cheval borné ! Un peu énervée cette fois, je me penche et constate que la roue arrière ne tourne plus. Je n’y comprends rien. Ce vélo me rend folle : il roule, il ne roule plus, il roule à nouveau, un peu plus loin il refuse d’avancer…L’animal est lunatique. Il fait nuit, je suis loin de chez moi et il va me falloir rentrer en portant ma lourde et vieille monture tout au long du chemin. Je ris presque de tant de malchance. Je dois sans doute avoir l’air bien décontenancée, plantée là toute seule, puisque deux hommes viennent vers moi et me proposent leur aide. Par un très heureux hasard, il s’avère que l’un est mécanicien. Il répare mon vélo en un tournemain. Je finis par arriver chez moi, une heure plus tard que prévu. Cerise sur le gâteau : en sortant mon téléphone portable de mon sac déchiré par l’accident, je me rends compte, horrifiée, que l’écran n’a pas supporté le choc. Une grosse tache noire s’étale dessus, telle la pierre qui devrait marquer cette journée.

Une semaine plus tard, j’ai acheté un nouveau téléphone, rafistolé mon sac, oublié les dangers du vélo. Hardie, je sors à nouveau ma bécane de son local. Tout roule. Je savoure la soirée, sûre de pouvoir rentrer chez moi sans problème. Confiante, je le prête même à une amie qui doit aller chercher des volleyeurs pour qu’ils nous rejoignent. Elle revient une heure plus tard. Ma vieille bicyclette n’a pas résisté à ces grands et forts athlètes. Il a suffit que l’un de ces gaillards lui grimpe dessus pour que la roue arrière fasse à nouveau des siennes. Le corps brisé, elle est en réparation.

Je suis rentrée en taxi.

 

4447 caractères.

Par Cilou
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Vendredi 3 octobre 2008 5 03 /10 /Oct /2008 18:15
Il est tard et je suis la seule à être restée dans les bâtiments de l'IUT, je n'ai pas très envie de rester enfermée dans les locaux donc cet article va être court.

Tout va bien, mes cours sont supers, c'est intéressant, tout le monde est motivé, on s'entend tous bien et on travaille ensemble, on mange ensemble, on discute ensemble, on délire ensemble...
Les gens avec moi sont super sympas (faudra que je vous les présente, c'est le genre à être partants pour faire trois soirées de suite dès la 1ère semaine de cours en se couchant à 3h du mat! dur dur la vie de journaliste :) !)
Et niveau boulot pour le journal, j'ai écrit mon premier article sans problème et j'ai déjà commande d'un 2nd, à faire ce week-end (en plus du boulot pour les cours, je suis un peu submergée, mais c'est tellement cool de faire un truc qui me plaît...)
Bref je suis fatiguée mais heureuse!

A part ça, ne vous étonnez pas si vous n'arrivez pas à me joindre sur mon portable, c'est normal!
Hier soir, 2h du matin, mon sac se prend dans la roue avant de mon vélo, le sac se déchire (snniiif) mes affaires tombent par terre, le vélo se bloque et déraille, je manque passer par dessus le guidon, bref la cata! mais bon, j'ai bu 6 bières, donc je prends ça à la rigolade. Je demande à des mecs de me remettre la chaîne de mon vélo, je repars...20m plus loin paf! ma roue arrière déconne et ne tourne plus! Par chance, je tombe sur un mécano qui me répare ça bien comme il faut, et je réussis enfin à rentrer chez moi sans avoir à porter mon vélo. Je sors mon portable pour regarder l'heure (j'ai cours le lendemain, quand même) et....... l'écran est complétement éclaté!

(je précise qu'en plus, le matin même, j'étais restée coincée dans mon ascenseur...jolie journée!)

Du coup, voilà, je ne suis pas joignable, sauf par internet et encore puisque je n'y ai accès que par l'IUT. (Pour le moment!) Mais je vais sûrement aller acheter un téléphone demain....en espérant que je sois encore sous garantie!

Dès que je les ai, je vous met les premières photos de mes soirées ici, ça vaut le détour!
Bisous à tous, à bientôt!

Par Cilou
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Vendredi 26 septembre 2008 5 26 /09 /Sep /2008 11:29

Vous allez me manquez, vraiment...

Je ne pourrai plus aller squatter chez Lory et la supplier de venir au cinéma avec moi les soirs où je m'ennuie
Je ne pourrai plus aller fumer des cigarettes avec Po devant chez elle
Je n'aurai pas de feu d'artifice et de restau surprise pour mon anniversaire cette année
(mais plein de colis suprises par la poste?!)
Je n'irai plus acheter de l'alcool chez Momo avant un bout de temps
Il va falloir que je trouve un bar qui remplace la Com dignement, avec des conso pas chères et des billards et babyfoots, et des mecs pourris
Je ne viderai plus de litres de Laffont Saint Laurent au boum-boum-tchek, en espèrant remplir la Moselle
Je ne pourrai plus squatter les marches de l'école avec mon frangin-machin, après être passées par notre raccourci
Je ne passerai plus en vélo tous les week-ends sur les pavés de la porte des Allemands
Je ne discuterai plus des heures sur le banc de la place de la Com
Je ne serai sans doute même pas là à la prochaine soirée meufs
Je ne verrai plus vos bouilles chaque week-end

Alors vous avez intérêt à venir me voir!

Par Cilou
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Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /Sep /2008 11:09
Pas le temps d'écrire quoi que ce soit. J'aurai pourtant plein de trucs à raconter. Mes vacances étaient géniales! Je suis rentrée dimanche soir, et depuis c'est la folie, j'ai pas beaucoup de temps à moi, j'ai plein de trucs à régler, je pars le 9 pour Tours,où je m'installe pour 2 ans.

J'ai acheté un ordinateur portable, mais je n'aurai pas Internet avant un mois et demi, deux mois.

A bientôt !
Par Cilou
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Mercredi 30 juillet 2008 3 30 /07 /Juil /2008 14:13
Rentrée ce matin de Hyères.
Départ demain matin pour Tours.
A la recherche de mon futur appart !!
Hé oui, je suis prise en école de journalisme à Tours!!
Par Cilou
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Mercredi 9 juillet 2008 3 09 /07 /Juil /2008 14:19
Par Cilou
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Mardi 1 juillet 2008 2 01 /07 /Juil /2008 13:20

On se retrouve à boire des bières sur un trottoir de Bruxelles, installées confortablement sur le lit de Réglisse, après  s'être levées tôt et avec la gueule de bois, être parties tard et toujours avec la gueule de bois, s'être arrêtées sur un aire d'autoroute blindée au Luxembourg où l'on croisa un routier hongrois mutique et un joli garçon perdu sous son chapeau de paille, il devait dormir au moment de la frontière ou alors peut-être était-il aveugle, après tout il avait des lunettes de soleil. L'aire ressemble à un parc d'attraction en sale, tellement c'est immense et peuplé. On se gare n'importe où. Les gens sont même jusqu'à la bretelle d'autoroute. Tout ça pour les clopes et l'essence! Dingue. C'est là qu'on réalise le phénomène. Pour descendre aux toilettes il faut prendre un escalier énorme qui descend dans des entrailles souterraines, les gens s'engouffrent là comme s'il s'était agit du métro. Tout à l'air grand. On achète aussi des clopes en grand. Des bières. Du pain. Et c'est reparti pour la route.


La sortie vers Bruxelles est en travaux...Où on va??? On se retrouve dans la ville de Luxembourg, paumées. On s'arrête dans une espèce de mini-rue, on cours vers les premiers gens qu'on voit, un couple de gros Luxembourgeois qui promènent leur gros chien. Ils sont adorables et passent une bonne demi-heure à nous expliquer toutes les possibilités multiples que l'on a pour aller à Bruxelles, ils s'investissent à fond pour nous aider, elle avec ses bras tout mous et ses expressions biscornus ( "aaaah jooooo affirmative!!"), lui avec ses gentils yeux bleus, sa moustache et son ventre à binouze, et leur énorme chien ventre à terre. Trop marrant. Ils parlent luxembourgeois entre eux, un drôle d'allemand rocailleux, et français avec un accent rigolo. On se perd dans tous les noms qu'ils nous donnent: Gasperich, Mamer, Hollierich... Mais on passe par où finalement? On fini par se dire qu'on a qu'à manger ici et on avisera après. Ce qu'on fait. Des pigeons idiots nous dérangent quelque peu mais le repas fait un bien fou à la gueule de bois. On repart, en suivant des panneaux "déviation".


On finit par retrouver l'autoroute et notre chemin vers Bruxelles. En passant la frontière, on remarque tout de suite la différence: au Luxembourg, les autoroutes sont neuves, avec le macadam noir et régulier et les bandes bien blanches. En Belgique, les autoroutes sont pleines de trou, les gens roulent comme des malades et on ne voit aucun panneau. Tant bien que mal on finit par arriver à Bruxelles. Où l'on se perd une fois de plus. Car ici non plus il n'y a ni panneau, ni file de voiture, ni fléchage au sol. Rien de rien. Les Belges conduisent mal. On demande notre chemin quatre ou cinq fois. Heureusement, on finit par tomber sur un mec sympa, que j'ai pourtant dérangé en train de boire une bière dans un café. Il nous dit de le suivre parce que il a un ami qui habite dans le quartier où on va et qu'il va passer le voir au lieu que ce soit l'ami qui vienne. On l'attend devant le café pendant qu'il va chercher sa voiture. Il tarde, mais il vient, avec son tee-shirt rouge reconnaissable. On lui colle au cul en plein Bruxelles et sa circulation de tarés, ses tunnels embouteillés ("Joyeuse Entrée"), les gens qui doublent n'importe comment, ses feux verts oranges clignotants... On essaye de pas le perde ce serait trop bête, alors on est obligé de laisser passer personne, pas même cette petite voiture verte et son conducteur paniqué d'aller sous le tunnel...que l'on retrouve un peu plus loin devant nous. Le gentil mec en rouge nous conduit pile poil dans la rue du Festival. Il nous dit qu'on peut se garer sur l'arrêt de bus. Et voilà comment on atterit sur un trottoir inconnu de Bruxelles, à boire de la bière, à pisser derrière une Mini Sport, à rigoler comme des baleines.


On rentre dans le festival vers 18h30. C'EST ENORME !! On visite, on se perd, c'est super grand, il y a du monde partout, c'est un vrai dédale de tentes, de boutiques, de stands, de chapiteaux, de scènes, ça fait des kilomètres. On fait un peu les boutiques, tout est magnifique, même le vendeur. Un rasta portugais aux yeux verts, très gentil, à qui je dis mes uniques mots de portugais et avec qui on parle anglais tant bien que mal ("I have only 3 euros, is it ok instead of 5?") bref on fait des affaires. On s'en sort même avec des trucs gratuits. On repère la scène où va passer MASSILIA, il y a déjà plein de monde alors on s'assoit, pour avoir une chance de voir quelque chose. Résultat, on est tout devant quand le concert commence et c'est trop dla balle!!! Ce concert est sans doute le plus intense de ma vie: on n'a pas arrêté de danser, chanter, hurler, transpirer, boire, crier, lancer des ballons, s'assoir, sauter, remuer, rigoler...!! C'est génial! Moi qui n'aime pas à la folie Massilia en CD, sur scène c'est trop bien et c'est passé super vite..évidemment. Ensuite on a enchaîné sur Jimmy Cliff et ses immondes habits oranges, puis Luciano.. Bref le Festival est passé en coup de vent. On a rencontré des Belges, on a fumé, on a bu, on a dansé, on a acheté des trucs, on a fait des photos, on a essayé des bonnets à dreads (haha), on a taxé, on a mangé...

On va se coucher. Il est 3h, le Festival ferme ses portes, sauf pour les VIP qui continuent la fête. On pourrait y aller, on a des bracelets. Un mec nous en a donné gratuitement. Mais il fait froid, on sait pas où est la soirée VIP, on est fatiguées on a 6h de route dans les pattes.On installe la voiture derrière un arbre, on baisse les sièges, on met le matelas, on sort les sacs de couchages...ça va faire du bien de se coucher, même s'il va falloir dormir recroquevillées sans bouger. On fume, on s'endort illico. Bon, on aurait mieux dormi si des camions ne passaient pas à deux millimètres de nous, en roulant à toute blinde sur les pavés avec un bruit de dingue.. mais on a dormi. On se réveille le lendemain vers 9h, les yeux collés et les cheveux rèches à cause de la poussière du Festival. Vite, sortir de Bruxelles, retrouver l'autoroute, boire un café et se laver vite fait sur une aire. Problème, on ne sait pas du tout comment reprendre l'autoroute. Encore un fois, on demande à plein de gens. On finit par y arriver, même si on passe par des chemins bizarres, entourés de lacs et de forêts. Bruxelles est bizarre. Le centre est moche, avec plein d'immeubles, de tunnels. Dès qu'on s'éloigne, c'est la pleine forêt, sans une habitation. Et il n'y aucune indication nulle part, aucun panneau. Normal qu'on se perde.

On finit par pouvoir s'arrêter sur une aire d'autoroute, la première qu'on voit. Manque de bol, c'est un truc de bourges, trop cher! Même le café est super cher. On achète le minimum: trois morceau de pain, du beurre, du nutella en dosette. On en a pour 7 euros! Abusé! On prend un café à 1 euros à la machine plutôt que celui du resto, et on leur pique du pain en plus. Et voilà, un petit déj de reines ! Après, on est blindées. On veut aller aux toilettes, mais on découvre que ça encore, c'est payant! Franchement ! Sandr dit "Un peu plus et jpisse au milieu de leur resto, tiens!" Bon, quand même, on va pisser derrière un buisson. On aurait pourtant bien aimé pouvoir se laver un peu, après le Festival et la nuit dans la caisse. Mais tant pis. On repart. Plus de problème jusqu'à Thionville (Ah si, un camion flippant qui avait la porte ouverte sur son chargement et les pneus qui fumaient). A Thionville on est obligées de sortir de l'autoroute, elle est complètement bloquée par les routiers qui font une opération escargot. Du coup, on passe par les petites routes. On perd une heure... On n'en peux plus, on est crevées. Mais ce Festival était GENIAL !
A refaire absoument.
Par Cilou
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