Cécile Carton ASJ 2008-2009 Revue de Presse – 07/10/08
LES FRANÇAIS DANS LA LIGNE DE MIRE DE LA CRISE
Le séisme a traversé l’Atlantique et atteint l’Hexagone. Le peuple français s'alarme de cet effet domino et en craint les conséquences.
La guillotine est en marche et les têtes tombent. De faillites bancaires en dégringolades boursières, le jeu de massacre de la crise économique décapite jusqu'aux plus puissants. Cette révolution inquiète fortement, non seulement le gouvernement, mais aussi la population française.
« 80% des Français anticipent une crise grave » titre le Figaro du 18 septembre. « Ils n'étaient que 55% à en faire autant en janvier dernier » souligne plus loin ce même journal, utilisant des chiffres tirés du sondage OpinionWay-Le Figaro des 17 et 18 septembre. Il est vrai que la situation a énormément évolué ces derniers mois et que l’on mesure mieux aujourd’hui l’impact du ralentissement sur l’économie française. Il y a encore quelques temps, les Français se sentaient en dehors du terrain de jeu qui semblait se limiter aux Etats-Unis. Mais la frontière de l’Atlantique n’est pas grand-chose pour un tel ouragan, et voici la crise américaine qui débarque dans l’Hexagone comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. L’inquiétude traverse toutes les couches de la société. « On ne note plus aujourd’hui de différence nette d’appréciation selon les sensibilités politiques ou les catégories socioprofessionnelles », remarque Le Figaro du 18 septembre. Mais sur le plan social, la crise est sélective. Inflation des prix des produits alimentaires et du carburant, chômage en hausse, restrictions sur le crédit, « la crise creuse toutes les inégalités », selon L’Expansion du 1er octobre. Les foyers les plus touchés seraient, toujours d’après L’Expansion, « les ouvriers d’origine étrangère, les familles monoparentales, les travailleurs précaires et les retraités.[…] La chute de [leur] pouvoir d’achat pourrait atteindre jusqu’à 35%. L’érosion serait trois fois moins importante, proportionnellement, pour les cadres supérieurs. »
Le coffre-fort remplace le bas de laine
A Toulon, Nicolas Sarkozy a « dressé un état des lieux alarmiste de l’économie mondiale et des conséquences de cette crise en
France », d’après Le Parisien du 25 septembre. Il se veut néanmoins rassurant : il a ainsi «fait la promesse de garantir le système
financier français ». Mais les particuliers croient de moins en moins en la capacité du gouvernement à les protéger. « Cette opinion est largement partagée sans réel clivage
politique » souligne Le Figaro du 18 septembre. Beaucoup préfèrent être prudents et retirent quelques économies de leur banque pour les
conserver chez eux. Le coffre-fort devient une tendance en forte hausse. Le retour du bas de laine sous le matelas ?
Cécile Carton ASJ 2008-2009
Article d’après une dépêche AFP du 10 octobre 08
Le mariage « à la française » séduit les jeunes chinois
Quarante jeunes couples sont venus de Chine pour confirmer leur union à Tours. Ils sont passés devant le maire lors de la quatrième édition des « noces romantiques ».
Le rêve est devenu réalité. Séance de maquillage et de coiffure dans un salon, suivie d’une cérémonie dans un décor ancien, fauteuils de velours rouge, lustres en cristal et grandes
peintures aux murs. Après s’être officiellement mariés en Chine, quarante jeunes couples originaires des villes de Tianjin et de Shanghai ont renouvelé leurs vœux à Tours. Ils ont ainsi pu vivre
des « noces romantiques » en France. « Après avoir vu à la télévision, tout jeune, un film qui parlait du romantisme français et de Paris,
j’ai toujours eu envie de connaître la France. De vivre un tel moment », s’exalte en anglais Jin Zhu Li, 27 ans. « Cette cérémonie, très
différente de celle en Chine, est très émouvante » explique Ya Kin Li, 23 ans. Les jeunes mariés se sont donc dit oui devant Jean Germain,
maire de Tours, avant de partir pour neuf jours de lune de miel. Au programme, visite d’une cave viticole à Vouvray, promenade au château de Villandry, le tout couronné par un voyage à Paris, en
Suisse et en Italie. Ces jeunes gens, fonctionnaires, enseignants, médecins, ingénieurs, au salaire mensuel de 300 euros, ont du économiser pour réaliser leur rêve. Chaque couple a payé un peu
plus de 3000 euros pour ce voyage de noces. L’évènement est orchestré par le bureau des relations France Chine de Tours, en lien avec des organisations chinoises, dont l’agence de voyage des
jeunes de Tianjin et de Shanghai. Il s’agit de la quatrième édition des « noces romantiques » organisée par la ville de Tours. La première remonte à mai 2007. Depuis, 140 couples
chinois ont célébré leur union en Touraine.
Cécile Carton ASJ 2008-2009
SCIENCES
PANNE DE L’ACCELERATEUR DE PARTICULES
L’exploration des secrets de la matière est repoussée au printemps prochain.
Le mystère du Big-bang va devoir attendre. L’organisation européenne de recherche nucléaire (Cern) a annoncé que le Grand collisionneur de hadrons (LCH) ne pourra fonctionner avant le printemps. En effet, moins de quarante-huit heures après la mise en marche de l’anneau géant qui doit recréer les conditions de création de l’univers, un transformateur électrique est tombé en panne. Mineur, le problème est résolu en quelques jours, mais au lendemain de sa réparation, une fuite d’hélium -le gaz permettant de refroidir le circuit- contraint de nouveau à l’arrêt l’accélérateur de particules, cette fois pour plusieurs mois. Un tel délai s’explique par la nécessité de ramener le circuit à température ambiante pour pouvoir identifier l’origine de la fuite, mais aussi par la trêve obligatoire durant la période hivernale. L’inauguration du LCH est toutefois maintenue au 21 octobre à Genève, en présence des chefs d’Etat et de gouvernement européens.
Un travail de titan
Au vu de la complexité du projet, personne ne s’attendait à ce qu’il fonctionne dès le premier essai. Le Grand collisionneur de hadrons doit faire se percuter des protons pour recréer pendant une fraction de microsecondes les conditions du Big-bang. Le plus puissant accélérateur de particule du monde est un énorme anneau de 27 kilomètres de circonférence , enfoui à 100 mètres sous terre. Ce projet fou remonte à 1983, les travaux ont mobilisés des milliers de physiciens et d’ingénieurs pendant plus de dix ans, et ont coûté près de 3,76 milliards d’euros. C’est un vrai travail de titan. Une panne si prêt du but est forcément frustrante pour les scientifiques. Mais le secret de l’univers se fait désirer depuis des milliards d’années, on saura bien attendre encore un peu pour en savoir plus!

On va se coucher. Il est 3h, le Festival ferme ses
portes, sauf pour les VIP qui continuent la fête. On pourrait y aller, on a des bracelets. Un mec nous en a donné gratuitement. Mais il fait froid, on sait pas où est la soirée VIP, on est
fatiguées on a 6h de route dans les pattes.On installe la voiture derrière un arbre, on baisse les sièges, on met le matelas, on sort les sacs de couchages...ça va faire du bien de se coucher, même
s'il va falloir dormir recroquevillées sans bouger. On fume, on s'endort illico. Bon, on aurait mieux dormi si des camions ne passaient pas à deux millimètres de nous, en roulant à toute blinde sur
les pavés avec un bruit de dingue.. mais on a dormi. On se réveille le lendemain vers 9h, les yeux collés et les cheveux rèches à cause de la poussière du Festival. Vite, sortir de Bruxelles,
retrouver l'autoroute, boire un café et se laver vite fait sur une aire. Problème, on ne sait pas du tout comment reprendre l'autoroute. Encore un fois, on demande à plein de gens. On finit par y
arriver, même si on passe par des chemins bizarres, entourés de lacs et de forêts. Bruxelles est bizarre. Le centre est moche, avec plein d'immeubles, de tunnels. Dès qu'on s'éloigne, c'est la
pleine forêt, sans une habitation. Et il n'y aucune indication nulle part, aucun panneau. Normal qu'on se perde.
On finit par pouvoir s'arrêter sur une aire
d'autoroute, la première qu'on voit. Manque de bol, c'est un truc de bourges, trop cher! Même le café est super cher. On achète le minimum: trois morceau de pain, du beurre, du nutella en dosette.
On en a pour 7 euros! Abusé! On prend un café à 1 euros à la machine plutôt que celui du resto, et on leur pique du pain en plus. Et voilà, un petit déj de reines ! Après, on est blindées. On veut
aller aux toilettes, mais on découvre que ça encore, c'est payant! Franchement ! Sandr dit "Un peu plus et jpisse au milieu de leur resto, tiens!" Bon, quand même, on va pisser derrière un buisson.
On aurait pourtant bien aimé pouvoir se laver un peu, après le Festival et la nuit dans la caisse. Mais tant pis. On repart. Plus de problème jusqu'à Thionville (Ah si, un camion flippant qui avait
la porte ouverte sur son chargement et les pneus qui fumaient). A Thionville on est obligées de sortir de l'autoroute, elle est complètement bloquée par les routiers qui font une opération
escargot. Du coup, on passe par les petites routes. On perd une heure... On n'en peux plus, on est crevées. Mais ce Festival était GENIAL !

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