Noël

Publié le par Cilou :

Un truc qui est chouette dans ma famille, c'est qu'on a tout plein de rituels. Et encore plus quand c'est Noël : ça devient presque de la folie ! Heureusement, on est un tant soit peu organisé :)

Environ quinze jours avant la date fatidique, il faut commencer à rédiger sa liste de Noël , épreuve compliquée consistant à mettre par écrit tous nos souhaits. Dans les meilleurs des cas, on a plein d'idées, y'en a assez pour que chacun ait un cadeau à nous offrir et ça ne prend qu'une après-midi. Mais parfois il arrive qu'on sèche totalement, et dans ces cas-là, la pression monte si t'as pas rédiger ta liste de Noël ! Et puis dans le pire des cas, (mon papa ;) ! ) déjà on s'y prend au dernier moment, mais on plus on a UNE unique idée que l'on décline sous toutes ses formes pour faire du remplissage.

Mais bon, on finit par y arriver. Reste l'organisation. Comment diffuser les listes? Pour ceux qui vivent à la maison, c'est facile. Pap, Mam, Sandr et moi, chacun planque une liste d'un autre dans sa chambre, et voilà. Pour aller consulter une liste, faut trouver le "gardien de liste" et cocher ce qu'on prend sur la liste pour pas que ça fasse double emploi. Mais ça ne s'arrête pas là.

Commence une intense période d'échanges de mails avec Tit' et Car', l'une à Marney-sur-Marne et l'autre à Nantes. Et là, c'est compliqué. Il faut que chacune d'entre nous ait en sa possession TOUTES les liste familiales. Ensuite, chacune choisit ce qu'elle achète sur toutes les listes. Puis, on envoie nos choix (en omettant bien sûr celui pour la personne concernée). On se concerte, (toujours par mail), on ajuste si on a coché les mêmes trucs, etc...

Et enfin, on peut commencer à faire nos courses.

Ensuite, y'a le fameux dimanche où l'on fait le sapin. Cette année, on va aussi faire la crèche provençale de mon grand père, en souvenir de lui. Il nous la faisait chaque année, depuis toujours. Elle a plus de 300 santons, surtout de Provence mais aussi d'un peu partout. C'est un rituel super important, surtout que cette année, c'est le premier Noël sans lui...Donc voilà, on prend la relève, on va faire la crèche chez nous.

Le jour de Noël, on va bien entendu écouter Tino Rossi. Parce que ça aussi, on le faisait tous les ans.

Et puis on va aller chez nos autres grands parents, et là, ça va être la folie comme toujours. Par exemple, le grand culte: prenez une grande boîte de chocolats (premier prix). Mettez une bonne dizaine de gourmands autour. Instaurez un maître du jeu. Le maître du jeu soulève le couvercle de la boîte une première fois, quelques secondes. On a pas le droit de toucher ! On regarde seulement, on choisit des yeux le chocolat dont il va falloir se saisir le plus vite possible ensuite (surtout qu'en général, tout le monde veut LE même chocolat ! ). Le maître du jeu referme le couvercle. La tension monte, les gourmands se rapprochent imperceptiblement de la boîte. Soudain, le maître du jeu soulève le couvercle! Tout le monde se jette sur son chocolat le plus vite possible! Mais déjà le couvercle est refermé et là il faut se battre pour garder son chocolat si on a réussit à en prendre un, pour piquer un chocolat si on en a pas : tout le monde fait sauter les chocolats des autres. C'est ainsi que chaque année, on retrouve des chocolats coincés derrière le canapé (véridique!).

Et puis, bien sûr, il y a le traditionnel débat pour savoir quand est-ce qu'on ouvre les cadeaux. Depuis toujours, ce débat a lieu. Depuis toujours, le parti des enfants (vachement conservateur d'ailleurs!) l'emporte: on ouvre les cadeaux le 25 au matin. Le père Noël passe pendant la nuit depuis la nuit des temps, c'est pas maintenant que ça va changer. Et puis, c'est trop bien de partir se coucher en laissant une pantoufle au pied du sapin, de monter les escaliers à cloche-pied (encore maintenant on le fait, à 28,26,20 et 18 ans! c'est super dur, surtout que ma chambre est tout en haut!). Et le mieux, c'est de se réveiller le matin, de descendre déjeuner, de sentir l'odeur du sapin et d'imaginer tous les cadeaux à son pied...c'est tellement beau !

Ensuite, on ouvre. Chacun son tour ouvre un cadeau. Pendant ce temps, les autres n'ouvrent pas. C'est pas la cohue, chacun pour soi et tout. On écoute de la musique douce, ça sent le café et la brioche et on est en robe de chambre. C'est un moment tout calme et tout tendre.

Même si Noël cette année va être bien différent, quelques rituels restent quand même. C'est sûr, sans mon Pépé, c'est plus pareil. C'est plus mes Noël d'enfant. Mais on garde le souvenir, et on continue de faire quelques uns de ces gestes familiers. Et moi j'y tiens.

 

 

 

 

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Publié dans ma vie et moi

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S
mon cake d'amour . t'as tellement réussit a bien décrire notre petite famille, nos tout petits rituels qui nous paraissent tellement normaux que je te pique ton texte hophophop je t'aime (et un kdo de moi t'attend dans ta chambre) (meme que ça se mange) (meme que c'est TROPBON) (meme que c'est UN CHOCKOBON) !!! yohooo !
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