Evènement à ne pas manquer !
Mon moment ciné préféré, c'est de loin et sans aucun doute le Festival Télérama. Bien mieux que la fête du cinéma, il permet aux abonnés de Télérama de voir ou revoir les quinze films sélectionnés au prix de 3 euros seulement ( non, je ne suis pas payée par Télérama pour faire de la pub).
Cette année, les films sont :
1. Volver, de Pedro Almodovar. Madrid et les quartiers effervescents de la classe ouvrière. Au sein de cette trame sociale, trois générations de femmes survivent au vent, au feu, et même à la mort, grâce à leur bonté, à leur audace et à une vitalité sans limites. Mon avis : je l'ai vu à sa sortie en mai 2006, j'ai beaucoup aimé. J'aime de façon générale (presque) tous les films d'Almodovar. Celui-là n'est pas mon préféré, mais il vaut vraiment le coup.
2. Le secret de Brokeback Mountain, d' Ang Lee. En 1963, deux cow-boys, Jack et Ennis, partent ensemble à Brokeback Mountain pour garder un troupeau de moutons. Commence alors une histoire d'amour aussi passionnelle qu'inattendue. Mais contrairement à Jack, Ennis n'est pas prêt à révéler leur histoire au grand jour. Ils finiront par se marier, chacun de son côté, tout en poursuivant une relation en pointillés qui les frustrera tous les deux. Mon avis: j'ai adoré ce film. J'ai vraiment été secouée par cette histoire. C'est un film magnifique dans la lignée des grandes histoires d'amour traditionnelles par sa force, et qui s'en démarque par ses personnages. J'irai sans aucun doute le revoir.
3. L'ivresse du pouvoir, de Claude Chabrol. Jeanne Charmant Killman, juge d'instruction, est chargée de démêler une complexe affaire de concussion et de détournements de fonds mettant en cause le président d'un important groupe industriel. Elle s'aperçoit que plus elle avance dans ses investigations, plus son pouvoir s'accroît. Mais au même moment, et pour les mêmes raisons, sa vie privée se fragilise. Mon avis: je me rappelle que j'avais failli allé le voir. C'est le genre de films dont on se dit, tiens si j'ai l'occasion j'irai. Je n'aime que modérement Chabrol, et l'histoire ne m'inspire pas beaucoup. Donc, si j'ai l'occasion, peut-être, mais...
4. Le Caïman, de Nanni Moretti. Producteur en faillite professionnelle et sentimentale, Bruno Bonomo accepte de financer le film d'une jeune cinéaste intitulé "le Caïman". Il s'aperçoit bientôt que ce long métrage est une biographie de Silvio Berlusconi... Mon avis: je ne l'ai pas vu. J'avais bien aimé La Chambre du Fils, de Moretti. Alors, pourquoi pas aller voir ce film, même si a priori le sujet a l'air quelque peu intello et ennuyeux.
5. Le vent se lève, de Ken Loach. Palme d'or 2006. Irlande, 1920. Des paysans forment une armée de volontaires contre les redoutables Black and Tans, troupes anglaises envoyées par bateaux entiers pour mater les velléités d'indépendance du peuple irlandais. Par sens du devoir et amour de son pays, Damien abandonne sa jeune carrière de médecin et rejoint son frère Teddy dans le dangereux combat pour la liberté... Mon avis : je l'ai vu et j'en parle longuement ici. Globalement j'avais bien aimé bien que ce soit dur, déprimant et un peu long.
6. La mort de Dante Lazarescu, de Cristi Puiu. Lazarescu, 63 ans, vit dans un appartement avec ses trois chats. Un samedi soir, il ne se sent pas bien. Jusqu'à l'arrivée de l'ambulance, il essaye d'apaiser son mal avec les médicaments qu'il a sous la main. Puisqu'il n'a plus de pilules, il appelle ses voisins à l'aide. Sandu et Miki, les voisins interrompus dans leur activité domestique, se portent à son secours. Ce qui semblait être un mal de tête, causé par l'abus d'alcool, s'avère être une infection plus sérieuse quand M. Lazarescu vomit du sang. Finalement, l'assistante médicale de l'ambulance arrive. Sentant l'haleine alcoolique du patient, elle lui administre des vitamines et du glucose mais, après une investigation plus sérieuse, elle décide de l'emmener à l'hôpital, suspectant une tumeur au côlon. A l'hôpital, les choses se compliquent... Mon avis: pas vu. Ce film a l'air super bizarre. Il m'intrigue, mais je ne sais pas si j'irai le voir pour autant.
7. Dans Paris, de Christophe Honoré. Les aventures sentimentales de deux frères qui dessinent le portrait d’une famille dont la devise serait “Prends la peine d’ignorer la tristesse des tiens”. Mon avis: ça a l'air déprimant. Mais y'a Romain Duris, alors j'irai peut-être le voir.
8. Little Miss Sunshine, de Jonathan Dayton et Valérie Faris. La famille Hoover part à bord d'un vieux van d'Albuquerque à Redondo Beach en Californie pour le concours de Little Miss Sunshine. C'est le rêve de leur petite fille de 7 ans, Olive, une fillette qui s'imagine reine de beauté. Sur le chemin, il va leur falloir gérer les rêves brisés, les crises cardiaques et les pannes du vieux van Volkswagen... Grand prix du festival du film américain de Deauville 2006. Mon avis: je n' ai pas vu ce film, mais j'en ai tellement entendu parler que je vais profiter de l'occasion pour aller le voir. Il a l'air drôle, déjanté, caustique, critique, bref, un film intéressant sans rimer avec ennuyant.
9. Le Pressentiment, de Jean-Pierre Darroussin. Charles Benesteau, avocat au barreau de Paris, quitte femme, enfants, amis et appartement cossu pour vivre seul dans un petit appartement de la rue d'Avron. Mais sa bonté devient vite suspecte... Mon avis: j'aime beaucoup Jean-Pierre Darroussin, et j'irai volontiers voir ce film où il est à la fois acteur et réalisateur pour la première fois.
10. Walk the line, de James Mangold. Le destin du chanteur country-rock Johnny Cash. Un artiste qui, au-delà de ses colères, des ravages de la dépendance et des tentations du statut de star, a tout dépassé pour devenir une icône. C'est aussi le parcours d'un homme qui, du fond de la période la plus noire de sa vie, a été porté par une histoire d'amour fusionnelle avec June Carter. Leur passion a nourri son art tout au long de sa vie. Mon avis: bof, ce genre de film qui vise à mythifier plus encore une star décédée...ça m'énèrve plus qu'autre chose. Résumer un homme dans un film, c'est pas possible.
11. La raison du plus faible, de Lucas Belveaux. A Liège, pour pouvoir offrir une mobylette à la femme de leur copain Patrick, trois hommes vont prendre les armes et chercher l'argent là où il est. Rêvant que quelque chose est encore possible pour sortir de leur détresse, ils tentent un hold-up chez un ferrailleur. Mon avis: le résumé ne me donne pas vraiment envie de le voir, bien que d'habitude j'aime ce genre de sujets sociaux. J'aurai mieux aimé que ce soit traité façon Full Monthy :) .
12. U, de Grégoire Solotareff et Serge Elissalde. U, une licorne, vient au secours de Mona, une petite fille désespérée par la cruauté de ses parents adoptifs. Le temps passe, Mona grandit et se transforme en une jolie adolescente rêveuse et très préoccupée par son aspect physique... Mon avis: ce film d'animation français est rien que pour ça une perle rare dans la jungle des films animés made in US. Il a l'air joli et philosophique, tendre et triste. Même si je ne raffole pas des films d'animations, pourquoi pas...
13. Libero, de Kim Rossi Stuart. Tommy, 11 ans, sa grande sœur Viola et leur père Renato forment une famille étrangement unie depuis que la mère des deux enfants les a abandonnés. Cette famille d'une inconsolable solitude tient debout malgré tout grâce au souci constant de chacun pour les autres, et à leur amour. Mon avis: j'irai sans doute le voir. J'aime bien Kim Rossi Stuart (surtout dans Les Clefs de la Maison), et là c'est son premier film en tant que réalisateur.
14. Brick, de Rian Johnson. Brendan, un garçon solitaire, préfère se tenir à l'écart de ses camarades. Jusqu'au jour où son ex-petite amie tente de reprendre contact avec lui, avant de disparaître. Toujours amoureux d'elle, Brendan se met en tête de la retrouver... Mon avis: étrange et attractif, ce résumé. Espérons que le film soit dans la même veine !
15. C.R.A.Z.Y, de Jean-Marc Vallée. C'est l'histoire de Zachary Beaulieu, quatrième d'une famille de cinq garçons, né le 25 décembre 1960. Avec humour et sarcasme, Zac nous raconte le malheur d'être né le jour de Noël, de se sentir différent des autres et de grandir dans une famille de gars auxquels il essaie désespérément de ressembler. De 1960 à 1980, il nous relate son incroyable périple sur les chemins insoupçonnés de la vie qui l'amèneront à accepter ce qu’il a toujours refusé d'être. Mon avis: là encore j'avais failli aller le voir. J'en ai beaucoup entendu parler, surtout en bien. Et puis, une comédie canadienne, ça ne se refuse pas !