Lire, c'est écouter les hommes penser.

Publié le par Cilou :

Il pleut. J'ai mon chat ronronnant et indécis sur les genoux.

Je n'ai jamais réussi à dépasser les trois premières pages de l'Ulysse de James Joyce. J'ai dévoré Baudelaire, si si, je l'ai mangé vivant. Une vraie ogresse. J'ai aimé Alphonse Daudet, Alain Fournier, Jules Verne, Victor Hugo. J'avais treize ans. J'apprécie Ernest Hemmingway, Oscar Wilde, Boris Vian. Le premier grâce à une histoire d'amour, les deux autres grâce à des professeurs de génie. Beckett et Ionesco ne me sont pas étrangers. Molière quant à lui m'est plus que familier, c'est un héritage maternel. Montesquieu, Chateaubriand, je les observe de loin. Amélie Nothomb m'est insupportable. J'aime bien Sartre ; Marguerite Duras est étrange, mais je l'ai lu par amitié.  Rimbaud, c'est comme le Che, une jolie image trop loin de la réalité, un mythe que tout le monde aime. Shakespeare,oh god , je l'ai lu en version originale. Mary Shelley aussi. Mais pas Harry Potter. Je lis aussi les comtemporains Fred Vargas, Samuel Benchetritt, et tant d'autres qu'il me reste à lire, tant d'esprit qu'il me reste à forger. J'ai même tenté Tolstoï et son pavé Guerre et Paix, que j'ai mis deux mois à finir, sans trop de souffrances finalement. Proust, ses phrases sont trop longues mais j'aime assez l'espèce de douce mélancolie mélodique qui en résulte. Et Flaubert, et bien autant Emma m'énerve, autant elle me ressemble. Balzac, Zola, Rabelais, Pagnol, Pennac, Bernanos, Racine, Corneille, Genet...

Tant et tant de pages tournées. Lire, c'est écouter les hommes penser. Chacun d'eux vit un peu en moi, et je suis formée d'un milliard d'influences différentes. Une vraie formation intellectuelle.

Merci à tous ceux qui écrivent.

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Publié dans Culture

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